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samedi 7 novembre 2009

Long et dur est le chemin... (2)

... qui des enfers mène à la lumière...

Ça y est ! Au bout de presque un an de lutte acharnée et de démarches administratives auprès de la MDPH, j'ai enfin obtenu l'accord pour une AVS, 12 heures par semaine.

Maintenant, il faut encore attendre que l'inspection académique recrute ladite personne...

Le plus drôle dans tout ça, c'est que l'accord ne va que jusqu'au 31/07/2010, ce qui signifie que dès le mois de janvier 2010, je devrai recommencer tout le parcours du combattant pour obtenir une AVS pour la rentrée scolaire 2010-2011...

Je m'en réjouis d'avance...

En ce qui concerne ma demande d'AEEH, il faut encore attendre 3 mois pour le traitement du dossier à la MDPH...

dimanche 31 mai 2009

Long et dur est le chemin...

... qui des enfers mène à la lumière.

Un miroir sans tain, comme dans Usual Suspects, 2 femmes gentilles dont une qui tient la caméra. Mon fiston avec elles, là, de l'autre côté du miroir.
Je suis dans la petite pièce secrète, dans la pénombre avec une psy et l'infirmière...
Ça fait bizarre de voir son fils sous cet angle, pourtant c'est pas la première fois.
La dernière fois, il n'avait pas 3 ans et ne parlait pas encore. Les tests ont évolué depuis.
C'est la cata à l'école. Alors retour à la case départ. Tests en tous genres filmés sur 2 matinées, en espérant cette fois-ci avoir un élément de réponse, savoir enfin où on va et comment on y va...

lundi 6 avril 2009

Condensé de vie

dyspraxie
Asperger ?
demande d'AVS !
coloscopie
peur des gens
Xan*ax+Séro*plex

vendredi 21 novembre 2008

mardi 8 avril 2008

Nervous breakdown

Aujourd'hui, c'est ma fête.
Premier jour des vacances seule avec lui et il a déjà atteint le seuil de chiantitude extrême.
Ça commence bien.
Je me suis fait peur mais j'ai réussi à me contrôler, malgré tout.
Son petit sourire narquois toujours là à me narguer, à se foutre des punitions...

Parfois j'ai envie de m'enfuir...
Je me dis que je ne suis vraiment pas faite pour avoir des enfants...

Tout à l'heure, je l'ai mis au coin à côté de la caisse de chez Picard, il m'a foutu la honte pendant toute la durée des courses. Là, je l'ai consigné dans sa chambre et l'ai obligé à la ranger, faute de mieux.

J'ai essayé de joindre la pédopsy que mon doc m'avait recommandée mais elle ne prend plus de nouveaux patients. Encore une qui n'a pas besoin de travailler plus pour gagner plus.
C'est bien dommage.
Il me reste le Centre Médico Psychologique mais la secrétaire est en congé donc pendant ce temps-là, les rendez-vous ne peuvent pas être pris... Pourvu qu'il ne lui arrive rien de grave pendant ses vacances...

A l'aide, j'en peux plus.

mercredi 2 avril 2008

Vilaine

C'est le printemps et j'ai le visage qui bourgeonne...

Mais c'est quoi cette vilaine peau que j'me traine en ce moment, hein ?

  • C'est le stress ou bien le trop plein de choses qui font mal (mais dont on ne peut pas parler parce qu'on est la seule personne à savoir) qui provoquent ça ?
  • Ou bien c'est le manque de fromage ?
  • C'est le signe que je suis en train de maigrir enfin et que le gras de mon corps suinte à travers les pores de ma peau ?

Je fais peur à voir en tous cas, et je suis à bout de forces...
Je n'ai pas pu aller bosser ce matin. Je n'aurais pas supporté de les voir devant moi à se plaindre toute la journée :

"Et je leur donne quoi, à manger, à mes gosses ?"
"Mon voisin, lui, il a droit à tout, tout ça parce qu'il s'appelle Mohamed."
"Ma voisine, elle vous dit qu'elle vit seule alors que son mari est revenu à la maison."
"Vous n'encouragez pas les gens à travailler. Vive la France."

Ils me fatiguent, je ne les supporte plus.

lundi 31 mars 2008

Après l'heure, c'est plus l'heure

Je suis une mère indigne, encore une fois.
Ça fait bien 3 semaines que j'ai eu le petit mot qui annonçait le carnaval de l'école le 31/03/2008.
Remarquez, c'est pas mal aussi, un carnet de liaison sous forme de petits papiers volants.
Pas mal pour les gens comme moi, qui ont des failles spatiotemporelles dans les poches...
Bref.

Ce matin, j'ai zappé le carnaval de l'école.
Je m'en suis aperçue à un point de non-retour.
Calcul rapide du demi-tour + bouchons + re demi-tour.
Impossible. Ça sera un carnaval sans déguisement.
Zak est donc arrivé à l'école habillé comme un lundi et moi je m'en voulais à mort d'avoir raté encore une date importante.
La dernière fois, c'était l'anniv' de son meilleur pote - je m'en suis aperçue le soir à 20 heures, la fête était de 15 à 17 heures, dommage.

Je m'en voulais à mort, et puis en fait, j'ai repensé au changement d'heure qui m'a fait me lever une heure plus tôt que d'habitude par rapport au lever du soleil.
Et puis, il y a aussi Elmo qui va pitètre partir travailler à côté de Cergy.
Tout ça, ça me travaille, l'air de rien.

Non. En fait, je n'ai pas d'excuse.

Ce soir, pour me faire pardonner, je lui ai promis de l'emmener manger chez l'gros Mac avec son déguisement de tigrou.

Mère indigne que je suis.

mardi 11 mars 2008

On n'est pas à Miami

Ne pas écrire pendant plus d'une semaine...
Ça n'inquiète personne.

Je découvre enfin l'utilité de ce blog :

Prouver que je n'ai pas plus d'amis
dans la vie virtuelle que dans la vie réelle.


La loose totale.

vendredi 8 février 2008

Le vendredi, c'est pizza à la cantine

Ce qu'il y a de bien avec Fesse-Bouc, c'est que pour débloquer certaines applications, il faut envoyer des invitations à 20 de vos amis. Alors que vous n'en avez que 5.
Je déteste Fesse-Bouc qui me crache chaque jour à la face en me rappelant que je n'ai pas d'amis...

Eh dites de 19h06 : j'ai maintenant 6 amis sur Fesse-Bouc, c'est trop la fête ! Je remercie ma voisine Sophie qui a eu pitié de moi et qui m'a fait découvrir par la même occasion ce lien rigolo (un peu de patience avant que ça s'affiche...)

mardi 15 janvier 2008

I'm overwrought


C'est la tempête dehors et j'ai un peu le cafard avec tout ça...

Like a rainbow


Tu aurais dû avoir 51 ans aujourd'hui,
ma petite Maman...
Une de tes chansons préférées en souvenir
des bons moments avec toi...

jeudi 6 décembre 2007

Fait Néant

C'est la déprime totale.

Je suis convoquée par la maîtresse de Zak le 18 décembre :
"Zak ne veut pas travailler sauf si on le menace de ne pas aller en récré,
Zak ne veut pas s'habiller tout seul,
Zak est très lent pour manger et ne veut pas manger tout seul,
Zak est tout le temps dans la Lune,
Zak ne sait pas se concentrer,
Zak attend que le temps passe"

Mes vieux démons reviennent et je suis complètement paumée.
Qu'est-ce qu'il va devenir si, déjà, il n'aime pas l'école ?
Qu'est-ce que je vais faire de lui ?

Me voilà sans arme, avec mon petit "dans la Lune", dans ce monde où si tu ne rentres pas dans les cases, on te met à l'écart... Marche ou crève !

Zak n'est pas bête, il a une mémoire extraordinaire et est passionné par les cathédrales, la Tour Eiffel et les planètes. Il sait presque compter jusque soixante.
Mais Zak ne colorie pas et ne dessine pas sur commande !
Et Zak est toujours en train de sautiller, se tordre les poignets et faire des grimaces pour canaliser son hypersensibilité et sa nervosité.
Peut-être que ça dérange aussi ?


J'ai mal, je culpabilise, je me sens impuissante.
Ça me rend triste tout ça.

Ça fait 3 ans que je leur dis que Zak a besoin d'un peu plus d'attention parfois et qu'il doit être suivi.
Je n'ai pas l'impression qu'on me prenne au sérieux chaque année.


La maîtresse m'a dit que si Zak ne faisait pas d'effort, il n'irait pas en CP l'année prochaine.
C'est possible de redoubler sa maternelle ?

+++

Eh dites de 20h06 : je crois que je viens de me péter un doigt de pied. Aïe...

lundi 26 novembre 2007

Faiche

Ouais, je sais, j'ai rien écrit depuis au moins une semaine.

Pas trop le temps en ce moment,
Pas trop envie,
Rien qui se passe dans ma vie,
Et c'est pas faute d'essayer pourtant,
Et je comprends toujours pas à quoi sert Fesse-Bouc...

J'veux partir en vacances en chat-bus douillet là maintenant...

dimanche 19 août 2007

Black day

Sur la photo, c'est moi le ti bébé.
Ça
fait 5 ans aujourd'hui que ma mère est morte.

Je sais pas si j'arriverai un jour à me sentir moins mal en pensant à ça...

mercredi 15 août 2007

Get up get out and do somethin'...

... don't let the days of your life pass you by

A part le fait qu'on ne travaille pas ce jour-là, je déteste les jours fériés, c'est déprimant à souhait.
Je suis sûre que des études ont montré que le taux de suicides était plus élevé ces jours-là...

Pour couronner le tout, il pleut et Zak est insupportable, il ne m'écoute pas et me fait tourner chèvre.
C'est pitètre la crise des 5 ans qui approchent...

J'ai un peu honte de dire ça mais j'ai hâte que mon père le prenne en vacances et que le centre aéré reprenne, même si ça veut dire que je vais retourner au boulot la semaine prochaine...



Je veux m'enfouir la tête dans le sable.
Admirez la chorégraphie du mec quand même, c'est un killer on the dancefloor.

jeudi 12 juillet 2007

Tracé plat

Les gens,
Le moment est grave.
Je crois qu'il est temps que je prenne des vacances...
Sortez le défibrillateur, je crois que vous allez me perdre d'ici peu...
Je ne sais pas si je vais réussir à tenir jusqu'à la fin de la semaine prochaine...
Et puis ce temps pourri de Normandie qui me tape sur le système...
J'en peux plus, j'veux du soleil et j'veux dormir jusqu'au 21 juillet !

jeudi 7 juin 2007

Nostalgie du cool

J'tourne en rond depuis quelques jours...
Mon bronzage qui s'en va et forcément j'me trouve encore moins belle...
Et puis j'ai cette petite musique dans ma tête...

A penser à tout ça,
J'ai une larme qui coule
C'est l'instant qui veut ça
Nostalgic du cool.

lundi 4 juin 2007

mercredi 23 mai 2007

J'me sens pas belle

A un peu moins d'un mois de mon mariage, dans la logique des choses je devrais être euphorique.
C'est plutôt le contraire qui se passe. Je doute de tout, je doute de moi.
J'ai vu les photos de Grèce et je me suis fait peur. C'est dingue le décalage entre ce que l'on pense être et ce que l'on est vraiment. On est toujours un peu déçu...
J'ai donc décidé de me reprendre en main : me maquiller chaque jour pour mettre ce que je peux en valeur et faire attention un peu à ce que je mange.
Pourtant, la montagne semble infranchissable. J'aimerais tellement que les hommes se retournent sur mon passage dans la rue... Savoir que je peux plaire, comprendre pourquoi Elmo reste avec moi.

Ce matin, non, c'est pas la grande forme.
Je me dégoutte, j'me sens pas belle.

mercredi 7 mars 2007

Insomnie psychanalytique

Ou "comment j'arrive pas à faire un peu de vide dans mon tiroir".

Impossible de m'endormir hier soir. Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé...
Il y avait plein de choses qui défilaient dans ma tête et qu'il faut que je couche aujourd'hui sur du "papier" pour exorciser un peu.

Ma vie s'est arrêtée le 19 août 2002.

J'étais enceinte de presque 9 mois. Au moment où le téléphone a sonné, j'ai eu comme un mauvais pressentiment. Je savais avant même que mon père l'annonce.

Ma mère était malade depuis très longtemps. Pour résumer disons que ses reins ne fonctionnaient plus et qu'elle était sous dialyse. Elle avait été greffée il y a quelques années mais le nouveau rein ne fonctionnait plus donc re-dialyse. Pour couronner le tout, en 2000, elle avait fait une hémorragie cérébrale et souffrait d'une hypersensibilité du côté gauche suite à sa paralysie. Sa vie était rythmée par les séances de dialyse, les cachets en nombre astronomique et les patches de morphine.

Autant dire que je souffrais de la voir souffrir et perdre la tête à petit feu.
Je m'étais préparée à tout ça. Mais pas si vite, pas maintenant. Pas avant que Zak arrive !

Le lundi 19 août 2002, ma mère est morte. Et une partie de moi avec elle.

J'ai empoisonné ma mère.

J'étais pleine de haine. J'en voulais à la Terre entière.
Aux médecins laxistes qui ont laissé s'envenimer les choses et qui la laissaient souffrir.
A mon père qui s'est mis en ménage avec la meilleure amie de ma mère, comme s'il lui appuyait sur la tête alors qu'elle était déjà en train de se noyer.
A tous ces gens qui étaient heureux.
A tous ces cons qui auraient dû partir avant elle.
A moi car je n'arrêtais pas de l'engueuler quand elle s'endormait avec sa clope. Je l'avais fait la veille encore.
Parce que c'est par moi que tout ça est arrivé. Ma mère est tombée malade quand elle était enceinte de moi. Toxémie gravidique. Voilà le nom du poison que je lui ai innoculé, petit bébé inofensif que j'étais.
Je l'ai assassinée lentement alors qu'elle allait me donner la vie. Elle est morte quand je portais la vie. La boucle est bouclée.

J'étais une maman vide, une maman meurtrière.

Une vie s'en va pour laisser la place à une autre.
Zak est arrivé 11 jours plus tard. Il n'est pas né dans les meilleures conditions, je vous l'accorde.
J'étais vide, j'errais comme si j'assistais impuissante à tout ça.
J'avais perdu tous mes repères, toute mon histoire, comme si on avait brûlé tous mes albums photos.
J'étais comment quand j'étais bébé ? Est-ce que j'étais aussi calme que Zak ? Personne pour répondre à mes questions...
Et puis ce bébé me faisait peur, il m'angoissait car je l'associais à la mort de ma mère.
Le jour de l'accouchement, il s'est étouffé dans son couffin. Je l'ai regardé tousser, sans bouger. Je n'avais plus de forces. J'étais vide, morte de l'intérieur. C'est ma voisine de chambre qui l'a aidé à respirer.
J'ai failli tuer mon fils également. Je n'avais pas beaucoup d'estime de moi-même à ce moment-là.
Je voulais mourir, que tout s'arrête, je souffrais trop.
Je ne me sentais pas maman car j'étais la petite fille qui vient de perdre sa maman.
On m'a mise ensuite dans une chambre seule. Quand j'avais des visites, je voulais que les gens s'en aillent. Quand j'étais enfin seule, j'étais terrifiée à l'idée de rester avec ce bébé qui ne pleurait jamais. Les nuits étaient interminables. J'entendais tous les bébés de l'étage qui hurlaient. Et Zak, lui, restait calme. Ça m'angoissait tout ce calme.

Je me suis réfugiée dans une vie virtuelle.

De retour à la maison, Elmo était présent les 3 premiers mois. C'est lui qui s'est occupé de Zak pendant toute cette période. Mon rôle se limitant à nourrir le bébé.
Et puis il est retourné travailler.
Je passais mes journées sur Internet à chercher sur les forums des réponses à toutes les questions que je me posais.
Je ne faisais pas le ménage et je laissais Zak dans son transat toute la journée.
Mère indigne, mauvaise femme.
Je regardais mon bébé et je culpabilisais de ne pas m'en occuper.
Elmo m'engueulait car je n'avais pas fait un minimum côté ménage.
Je me trouvais nulle, moche, inutile, incapable. C'est là que j'ai mis un mot sur mes maux : dépression.

Je suis allée voir une première psychiatre, avec Zak dans le porte-bébé. Je l'ai vue plusieurs fois. Je n'ai jamais eu de réponse à mes questions. Elle m'a fait comprendre que je devais venir sans Zak. Bizarrement, je ne voulais pas me séparer de lui. Et puis je ne pouvais pas car je l'allaitais encore et je n'avais personne pour me le garder. Je ne voulais pas arrêter l'allaitement car c'était le seul lien que j'avais avec Zak.
J'ai donc laissé tomber.

Quelques mois plus tard, nous avons déménagé. Zak devait avoir 9 mois. Ça allait mieux entre nous. J'apprenais tant bien que mal à devenir maman. J'ai finalement arrêté l'allaitement et avec Elmo on a décidé de faire un deuxième bébé pour conjurer le sort.
Malheureusement, j'ai fait une fausse-couche à un mois de grossesse qui s'est mal terminée car j'ai dû être hospitalisée deux fois.
Est-ce que ma punition pour avoir empoisonné ma mère c'est de ne porter que la mort désormais ?
Je me sentais de nouveau vide, meurtrie de l'intérieur. J'en voulais aux femmes enceintes qui faisaient si facilement des bébés.

J'ai enfin ouvert les yeux.

Je suis allée voir un nouveau psychiatre, cette fois-ci en acceptant d'être aidée par les médicaments. Je pleurais à chaque séance. J'étais assommée par le Pro*zac et un autre cachet dont j'ai oublié le nom.
Je m'endormais parfois en donnant à manger à Zak, et parfois je serrais tellement les dents que j'en avais mal dans la mâchoire et mes dents s'usaient.
Mais ça allait mieux. Je remontais petit à petit la pente. Avec mon médecin généraliste que je voyais presque tous les mois, on a tâtonné pour trouver les bons dosages des médicaments.

Quelques mois plus tard, j'étais en fin de droits Assédics. Il fallait que je trouve du boulot rapidement.

Un mois plus tard, je commençais mon boulot actuel. J'ai fait connaissance avec de nouvelles têtes, j'avais un but dans ma vie. J'ai arrêté petit à petit mon traitement, en accord avec mon médecin. C'est à ce moment que je me suis enfin sentie mère. Zak avait presque 2 ans.
2 ans où je nageais sous l'eau, en buvant la tasse de temps en temps.

J'ai fabriqué un enfant sauvage.

Dans toute cette histoire, Zak n'est pas ressorti sans séquelles. Je sais aujourd'hui qu'il a beaucoup souffert de ce manque affectif et que ça l'a gêné dans son développement.
Pendant longtemps, il ne parlait pas et s'exprimait par la violence. J'ai même cru pendant un moment qu'il était autiste. Nous avons fait tous les examens pour écarter cette possibilité. Verdict : Zak ne souffrait que d'un retard de langage et de troubles du comportements. Il a été suivi pendant presque un an par une psychomotricienne et une pédopsychiatre.
Je m'en veux encore aujourd'hui d'être la cause de tous ses problèmes. A cause de moi, il a mal démarré dans la vie.
Heureusement pour lui, aujourd'hui tout va mieux, il rattrape bien son retard au niveau du langage et, du coup, n'a plus recours à la violence pour s'exprimer.

Épilogue

Après un incendie dans une forêt, il y a toujours des tiges bien vertes qui sortent des cendres.
C'est un peu ce qui se passe en moi à présent.
Voilà presque 5 ans que je vis avec mes démons, toutes ces pensées négatives. J'ai appris à vivre avec ça.

Et puis un jour, je me déciderai de nouveau à faire ce deuxième enfant. Avec la peur toujours de le perdre, ou de perdre en contrepartie quelqu'un d'autre qui m'est cher. Je sais que c'est absurde de penser ça mais je ne peux pas m'empêcher d'associer la naissance avec la mort, depuis le 19 août 2002.